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Quels sont les rituels et les cultes dans le bouddhisme ?

Rituels Et Culte Bouddhique

Les différents rituels et cultes bouddhiques

Le bouddhisme éveille de plus en plus la curiosité de nombreux Occidentaux.

Ils s’intéressent le plus souvent aux pratiques de méditation et aux discours théoriques intégrés depuis toujours à l’enseignement et à la pratique du Bouddha.

Mais, le bouddhisme à la fois une religion et une philosophie dispose tant de liturgie, de cultes que de rituels spécifiques rendus au Bouddha.

Il repose fondamentalement sur un sens d’éveil des hommes qui implique un tachement et une libération totale. Il peut ressembler dans certaines occasions à une doctrine-médecine dont la thérapie est d’amener les hommes à éteindre les désirs égoïstes et illusionnistes qui les font souffrir.

Nous vous proposons de découvrir dans cet article les rituels et cultes dans le bouddhisme.

Bouddhisme : différence entre les rites ésotériques et exotériques

Les rituels bouddhistes s’articulent autour d’un vécu monastique bien rythmé.

Dans le bouddhisme, on différentie les rites exotériques des rites ésotériques.

  • Les premiers s’intéressent au don et au contre-don. En fait, les sectes “exotériques” comme la Terre Pure pensent que le Buddha Amida est une réalité extérieure ; mieux un sauveur à qui l’on voudrait totalement plaire.
  • Les seconds quant à eux ont trait à l’identification de l’officiant à la divinité. Ainsi, le bouddhisme ésotérique ou le Zen allie buddha à soi-même, au meilleur en soi, à la nature de buddha se situant au fond de chacun.

Dans les rites ésotériques, on cherche à maîtriser les pouvoirs cachés en soi en s’identifiant à un buddha transcendant et de même essence que soi.

L’officiant peut également faire des rites en son nom propre comme les faire pour le bonheur des autres. Réveiller le buddha en soi n’implique tout de même pas les mêmes attitudes qu’inviter le Buddha Amida à descendre depuis la Terre Pure.

Les rituels au bouddhisme concernent aussi la méditation et nombreuses autres activités à priori non-rituelles comme faire du jardinage dans les monastères Zen.

Quels sont les types de rituels rencontrés dans le bouddhisme ?

Le bouddhisme comprend 4 types principaux de rituels. Ils représentent les diverses cérémonies et pratiques que chaque pratiquant devrait exécuter, preuve de sa croyance et de son adhésion à la communauté. 

Les célébrations de l’anniversaire de la naissance, d’éveil et d’entrée du Buddha dans le nirvāṇa représentent des rituels soigneusement préservés dans le bouddhisme.

Aussi, les prières pour apaiser les esprits malfaisants, se protéger, ou obtenir le bonheur, le succès dans les affaires et la santé, ou la prospérité de l’État, avoir des pluies bienfaisantes et des récoltes abondantes sont d’usage dans le bouddhisme.

Viennent enfin la catégorie des cérémonies de transfert de mérites aux vivants et aux morts.  

Le déroulement de tous les rituels bouddhistes se décrit en trois temps. D’abord, l’invitation du dieu qui est appelé à descendre dans une aire délimitée pour lui.

Les offrandes et le renvoi terminent donc la cérémonie.

La place du culte des icônes dans le bouddhisme

Les icônes dans le bouddhisme servent de réceptacle et de support pour la divinité.

Ils établissent une médiation de par leur caractère à rendre visible l’invisible. La vision des icônes constitue un mécanisme de dévotion et de concentration pour le prêtre ainsi que pour le dévot ordinaire.

Cette vénération des icônes est de plus un processus conduisant à une transformation. Les icônes sont souvent en statue ou en images montrant des animaux sauvages soit un dragon, un tigre ou un lion pour signifier parfois que ces animaux protègent les fidèles. 

Le culte des arhat

Le culte des arhat de même est très développé dans le bouddhisme. En effet, les arhat (saints) sont considérés comme les dévoués disciples et missionnaires ayant continué à répandre après le nirvāṇa du Buddha, sa doctrine à travers la terre.

Leur légende est donc réalisée et on recourt à leur puissance pour obtenir des grâces particulières parfois. C’est le cas de l’arhat “mahāyāniste” qui est présenté avec des animaux sauvages sur une image, laquelle sera fortement influencée par celle de l’Immortel taoïste.

Le culte des arhat japonais

Le culte des arhat japonais (rakan) et chinois (luohan) a pris essence en Chine. Il s’articule d’une part sur le culte des seize (ou dix-huit) arhat et celui des cinq cents arhat de l’autre. Il se développa au sein de l’école du Chan/Zen, pour ensuite se répandre dans toutes les couches populaires. 

Le moine-poète Chan Guanxiu a beaucoup milité pour le groupe des seize arhat en particulier parce qu’il aurait vu ces personnages en rêve. L’arhat au tigre et l’arhat au dragon vinrent s’ajouter à ces seize personnages par la suite.

Comment se déroule le rituel de consécration des icônes ?

Les séquences rituelles d’une animation des icônes bouddhiques comprennent cinq parties bien définies.

  1. On procède d’abord à la « transmission » de l’efficacité d’une icône puissamment établie à une ou plusieurs nouvelles autres icônes.
  2. Ensuite, vient la consécration s’assimilant à une onction ésotérique. Elle correspond à certaines occasions à un rite de naissance ou de consécration royale telle qu’une entrée dans les ordres monastiques.
  3. L’étape de l’installation des souffles s’en suit. A ce moment, un ou plusieurs moines exhortent un buddha à descendre dans l’icône avec des incantations. Ils peuvent par ailleurs transférer dans l’icône de l’énergie accumulée grâce à la méditation.
  4. Avant de terminer par l’ouverture des yeux, on fait d’abord le dépôt de reliques (śarīra) et d’objets cultuels dans le socle de l’icône ou dans une cavité aménagée dans son corps.
  5. La dernière étape celle d’ouverture des yeux consiste à « pointer » avec un pinceau les pupilles de l’icône.

En participant à l’essence d’un être aussi puissant, le spectateur bénéficie de certaines grâces qui le purifient et l’élèvent.

Il est impérieux de noter que la réactivation rituelle des icônes bouddhiques est déterminante dans leur pouvoir. Ainsi, elles ne révèlent leur puissance latente agissante et manifeste qu’à condition que certaines circonstances subjectives et objectives soient réunies.

Il convient de noter que le bouddhisme comprend des rituels comme le Mahāyāna, la méditation, la prédication, la confession et l’ordination.

L’exécution de ses rituels est étroitement liée à la présence et à la visualisation des icônes des buddha et des bodhisattva.

Ainsi, l’icône joue un rôle important dans les rituels bouddhiques.

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